Traducteur

La traduction - Beaucoup plus que des mots

« Les gens sous-estiment souvent le travail lié à la traduction » explique Rhea, une traductrice du SCRS. Les mots ne peuvent pas être traduits littéralement puisque leur sens peut uniquement être déterminé à partir du contexte et, quelquefois, du lieu d’origine du rédacteur. Elle ajoute : « Les initiés s’entendent que pour fournir une traduction précise, les langagiers doivent posséder un niveau élevé de compréhension de la langue dans laquelle ils travaillent ainsi que des contextes sociaux ». La patience, une attention méticuleuse aux détails et la capacité de travailler sous pression sont trois qualités essentielles pour réussir dans cette profession.

La passion de Rhea pour les mots, les langues et les dictionnaires l’a incitée à approfondir ses connaissances linguistiques. Même si elle a toujours été passionnée par ces sujets, son intérêt s’est aiguisé pendant ses différents séjours en Asie, en Europe et en Amérique du Sud. « Je suis d’avis qu’il y a une différence entre voyager à l’étranger et y vivre. Si vous vivez à l’étranger, vous apprenez à apprécier les différences culturelles et les autres points de vue », dit-elle. Après avoir élevé une famille et vécu outre-mer pendant dix ans, Rhea a décidé de se consacrer sa carrière.

Forte de ses antécédents en linguistique, en littérature et en traduction, Rhea a travaillé comme traductrice pigiste au Service pendant cinq ans avant d’y être embauchée comme employée permanente. Elle explique qu’ « être traducteur pigiste n’est pas facile : la charge de travail indéterminée rend difficile la prise d’engagements financiers ». Rhea est traductrice, réviseure et interprète à temps plein au Service de langues étrangères depuis deux ans. « Notre équipe est composée de langagiers aux antécédents différents, issus de diverses cultures. J’estime que notre travail est apprécié », affirme Rhea. Le Service encourage ses employés à apprendre des langues étrangères, et plusieurs d’entre eux suivent présentement des cours universitaires.« J’apprends moi-même une quatrième langue. Plus vous connaissez de langues, plus il est facile de faire votre travail », ajoute-t-elle. Au fil des projets, les traducteurs ont également la possibilité d’acquérir des connaissances sur les affaires internationales tout en perfectionnant leurs aptitudes linguistiques. Rhea conclut : « En tant que traductrice au SCRS, j’apprends quelque chose de nouveau tous les jours. Si vous aimez suivre l’actualité et faire partie d’un environnement sans cesse en évolution, le SCRS est l’endroit idéal où travailler».

« Les noms des employés ont été modifiés par souci de protection de leur vie privée ».